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Bienvenue sur le blog de l'association Kerk Hof, mémoire de pierre. Cette jeune association bailleuloise vous invite à découvrir ce patrimoine oublié que constitue le cimetière de la ville, véritable musée à ciel ouvert et bibliothèque de la vie.


Qui suis-je ? 8

Publié par Arnaud Schoonheere sur 12 Juillet 2014, 10:33am

Catégories : #Qui suis-je

Dans ce huitième article de notre série "Qui suis-je ?", nous nous intéresserons à l'organiste et chef d'orchestre de renom : Julien Koszul.

  • Un jeune Alsacien de talent

Né en 1844 de parents ouvriers à Morschwiller-le-Bas dans le Haut Rhin, Julien Koszul entre à l'adolescence au Collège de Mulhouse en tant qu'élève préparateur en chimie. Cependant, le jeune Alsacien se tourne très vite vers la musique pour laquelle il montre un intérêt grandissant. C'est ainsi qu'en 1861 il intègre l'école Niedermeyer où il devient l'élève de Camille Saint Saëns, auteur du très célèbre Carnaval des animaux. Une fois ses études terminées, en 1865, Julien Koszul décroche le poste d'organiste à l'église Saint Amand de Bailleul. C'est dans cette même ville qu'il rencontre celle qui deviendra son épouse quelques années plus tard, en 1871, la Bailleuloise Hélène Salomé. Le couple décide de s'installer à Roubaix, ville alors en plein essor et où la carrière de l'artiste prit son envol.

  • Succès et renommée

En 1877, Koszul est nommé organiste de l'église Notre-Dame de Roubaix, poste qu'il occupe durant 35ans. Parallèlement, avec l'appui de son ancien professeur Saint Saëns, il accède au poste de chef de la "Grande Harmonie" de 1889 à 1920. L'orchestre composé de 120 musiciens est alors "le meilleur en France" après celui de la Garde Républicaine.

Durant la guerre 14-18, Julien Koszul refuse l'évacuation et assure durant ces années terribles, et avec une obstination sans faille, ses classes d'harmonie et d'orchestre. Au lendemain de la Grande Guerre, celui qui fit rayonner artistiquement la ville de Roubaix, prend sa retraite et se retire chez sa fille à Douai. Il y décède le 15 janvier 1927, âgé de 83 ans. Inhumé au cimetière de Bailleul auprès de son épouse, Julien Koszul laisse derrière lui une Œuvre importante composée de musique religieuse, de chambre, de pièces d'orgues et de piano... Si la majorité de ses manuscrits ont été perdus, aujourd'hui, des musicologues et passionnés se livrent à des recherches concernant la vie et l’œuvre de l'artiste à commencer par Damien Top, dont cet article est en partie issu (article "Quand la musique venait du Nord" in Politique Magazine n°28, pages 40 à 41) ou encore Thierry Adhumeau (Julien Koszul : Correspondances, Les Cahiers Boëllmann-Gigout, 2005.) Julien Koszul, nous l'avons vu, a été l'un des plus grands chefs d'orchestre et compositeur à la charnière des XIXe et XXe siècle. Son goût pour l'art des sons, il le transmit à son petit fils qui n'est autre qu'Henri Dutilleux...

Portrait de Julien Koszul issu de la couverture du livre de Thierry Adhumeau : Julien Koszul : Correspondances, Les Cahiers Boëllmann-Gigout, 2005.

Portrait de Julien Koszul issu de la couverture du livre de Thierry Adhumeau : Julien Koszul : Correspondances, Les Cahiers Boëllmann-Gigout, 2005.

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